André REICHARDT salue la mémoire d’André BORD, grande figure de l’Alsace et du gaullisme

André Bord en 1970Je souhaite saluer la mémoire d’André BORD, grande figure gaulliste, homme de Rassemblement et de convictions, enraciné dans sa chère Alsace, ouvert sur
l’Europe et l’avenir.

Un homme d’Etat reconnu dans son engagement ardent pour des valeurs fortes, au service de la France et de ses concitoyens.
Une détermination puisée dans la Résistance, au sein de la mythique Brigade Alsace Lorraine aux côtés d’André Malraux.
Un engagement républicain au service de l’Etat, au cours de 20 années passées au gouvernement sous les présidences du Général de Gaulle, de Georges
Pompidou et de Valéry Giscard d’Estaing.
Un enracinement local pour sa chère Alsace, comme parlementaire, président du Conseil Général du Bas-Rhin, président de la Région Alsace lors de sa
création, un amour indéfectible pour sa belle ville de Strasbourg.
Une passion pour le sport, comme Président du Racing Club de Strasbourg.
Un engagement militant au sein du Mouvement gaulliste, du RPF des origines, en passant par l’UNR, l’UDR comme Secrétaire Général au plan national, puis le
RPR dans le sillage de Jacques Chirac.
Une vision d’avenir pour l’Europe et la réconciliation, par son œuvre à la tête de la Fondation Entente franco-allemande, pour bâtir la paix des générations
futures.
Un grand homme qui va manquer à l’Alsace et à la France.

BORD André

Je souhaite m’associer à la douleur de sa famille et de ses proches en leur exprimant mes sincères condoléances et en leur apportant mon soutien amical.

André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin

Débat sur l’immigration étudiante et professionnelle

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Un débat sur l’immigration étudiante et professionnelle s’est tenu au Sénat cette semaine. J’y suis intervenu, en tant qu’orateur principal représentant le groupe UMP. Il s’agissait là d’une occasion d’exposer avec clarté la position de mon groupe, les débats entourant les questions migratoires étant devenus, à la faveur de passions exacerbées, d’une grande stérilité.

  • « Nous sommes favorables à l’immigration étudiante en tant que telle, c’est-à-dire en tant que projet d’étude construit. » a-t-il indiqué, en précisant qu’ « A l’instar de ce qui se fait dans beaucoup de pays, il est normal qu’une distinction entre titre de séjour étudiant et titre de séjour professionnel perdure, car ces immigrations ne sont pas de même nature, et ne concernent pas le même public. »

Prenant acte de la récente annonce gouvernementale visant à accorder aux étudiants étrangers des visas de la durée de leurs études, plus une année pour leur permettre d’avoir une première expérience professionnelle en France,  j’émets en revanche plus de réserves sur la délivrance d’un visa permanent pour les doctorants.

Quant au coût réel de l’immigration étudiante, estimé à près de 3 milliards d’euros, j’ai soulevé que la France pratiquait des tarifs étonnamment bas, en comparaison de ses voisins européens, à l’endroit des étudiants extra-communautaires notamment, alors même que ceux-ci proposent leurs formations à des coûts beaucoup plus élevés.

  • Quant à l’immigration de travail, « La France est déjà très accueillante, particulièrement pour ce qui est des emplois à faible valeur ajoutée. Et cela alors même que nous sommes en phase d’explosion du chômage et donc mécaniquement d’augmentation du nombre de travailleurs pauvres. »

« L’immigration de travail est structurée ainsi en France : Il s’agit de salariés destinés à des emplois à faible valeur ajoutée, pour lesquels nous avons un déficit de demandeurs d’emplois en raison de la faiblesse des salaires, mais aussi à des emplois à forte valeur ajoutée, de secteurs en expansion économique, ou à des emplois pour lesquels nous connaissons des déficits d’effectifs chroniques. Même si l’immigration permet de trouver des personnels adaptés aux besoins de nos entreprises, n’est-elle pas aussi précisément le symptôme d’un manque de compétitivité de ces entreprises, et d’une inadaptation de nos demandeurs d’emplois ? Attention à ce que l’immigration de travail ne soit pas pour certaines entreprises une étape sur le chemin de la délocalisation. »

« Nous ne sommes pas pour l’immigration zéro, nous sommes pour une immigration maîtrisée. »

André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin

Dispositions finales du Projet de loi de réforme des élections locales

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L’Assemblée nationale a adopté définitivement, le 17 avril 2013, le projet de loi relatif à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral. Je souhaite vous informer du contenu de ce texte tel qu’il a été définitivement voté.

Ce projet de loi de réforme des élections locales a pour principaux objets de :

créer de très grands cantons, en faisant élire dans chacun d’entre eux un binôme de candidats de sexe différent ; dans le Bas-Rhin, ce sont désormais 23 cantons qui seront créés (au lieu des 44 actuels), comportant chacun une population moyenne d’environ 47000 habitants.

Pour faire le nouveau redécoupage cantonal, il pourra cependant être tenu compte de différents critères cités par la loi : « le territoire de chaque canton sera défini sur des bases essentiellement démographiques, il sera continu, toute commune de moins de 3500 habitants sera entièrement comprise dans le même canton, ainsi que toute commune dont la population est inférieure au dixième de la population moyenne des cantons du département ».

d’abaisser dès 2014 pour les élections municipales le seuil du scrutin de liste à la proportionnelle, avec parité obligatoire,

et de reporter en 2015 les élections cantonales et régionales.

 

Bien que le Sénat ait rejeté par trois fois ce projet de loi, les 18 janvier, 14 mars et 15 avril derniers, le Gouvernement est passé en force en donnant le dernier mot à l’Assemblée nationale, alors même que le rôle conféré au Sénat par la Constitution est précisément de représenter les collectivités territoriales de la République.

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            Je tiens toutefois à vous indiquer que la portée de ce texte a pu être atténuée sur deux points majeurs :

– d’une part, le seuil de maintien au second tour des élections cantonales a été maintenu à 12,5% des électeurs inscrits, alors que le gouvernement souhaitait abaisser ce seuil à 10% ;

– d’autre part, l’abaissement du seuil du scrutin de liste à la proportionnelle et avec parité pour les élections municipales a été limité à 1 000 habitants, alors que les députés souhaitaient fixer ce seuil à 500 habitants. 164 communes du département du Bas-Rhin comprises dans la strate de 500 à 1 000 habitants ne sont donc plus concernées.  Il convient de rappeler qu’à ce jour ce seuil est de 3500  habitants. Avec les autres sénateurs de mon groupe, j’avais déposé des amendements visant à ne pas l’abaisser en-dessous de 2000 habitants.

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            En outre, la composition des conseils municipaux dans les communes de moins de 100 habitants est modifiée, puisque le texte prévoit d’y réduire de 9 à 7 le nombre de conseillers municipaux. Seules 3 communes sont concernées dans notre département. Dans toutes les autres communes, le nombre des conseillers municipaux prévu actuellement est maintenu.

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            La loi met également en œuvre le principe du « fléchage » pour l’élection au suffrage universel direct des représentants des communes au sein des organes délibérants des intercommunalités.

  • Dans les communes de plus de 1 000 habitants :

– les bulletins de vote devront identifier de manière distincte la liste des candidats à l’intercommunalité de la liste des candidats au conseil municipal dont elle est issue ;

– l’ordre des candidats à l’intercommunalité devra respecter la parité et l’ordre de présentation des candidats sur la liste municipale ;

– dans les communes divisées en secteurs municipaux ou en sections électorales, le nombre de sièges à pourvoir au sein de la commune sera réparti entre ces secteurs et sections en fonction de leur population, selon la règle de la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne.

  • Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires seront désignés dans l’ordre du tableau du conseil municipal.

 

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            Comme je vous l’ai précisé dans mon précèdent courrier, je me suis, à chacune des lectures au Sénat, totalement opposé au nouveau mode de scrutin binominal. En effet, même si celui-ci permet d’atteindre un objectif strict de parité au sein du futur conseil départemental, il va incontestablement porter atteinte à la proximité indispensable entre les élus et la population. Par ailleurs, compte tenu de la taille très importante des nouveaux cantons, le risque est fort de délaisser les territoires ruraux. Ainsi, avec deux élus couvrant un canton d’une moyenne de 47 000 habitants, les particularités de certaines zones rurales ne pourront vraisemblablement pas être prises en compte.

 

André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin

Projet de loi « Sécurisation de l’emploi »

ACCORD-SecuEmploi 

Le Sénat a adopté un projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, transposition de l’accord national interprofessionnel sur l’emploi conclu par un certain nombre de partenaires sociaux le 11 janvier 2013.

J’ai interpellé le Ministre Michel SAPIN sur une disposition importante du texte : l’obligation de mise en œuvre d’un dispositif généralisé de couverture complémentaire santé pour toutes les entreprises de notre pays, à compter du 1er janvier 2016.

Selon moi, cette mesure constitue la compensation, acceptée par les employeurs, de l’accord donné par les organisations syndicales signataires à diverses dispositions visant à faciliter la flexibilité dans les entreprises, notamment en cas de difficultés économiques graves.

J’ai interpellé le Ministre sur deux points :

1)      « En premier lieu, s’il convient bien entendu de se féliciter d’un accord que les partenaires sociaux signataires s’accordent à considérer comme étant équilibré, je m’interroge sur les charges supplémentaires que cette obligation de complémentaire santé ne manquera pas de faire peser sur des entreprises n’en ayant pas à l’heure actuelle.

Etait-ce bien le bon moment de créer cette contrainte supplémentaire ?

Pour un certain nombre d’entre elles, particulièrement les petites, des coûts supplémentaires ne vont faire que grever encore plus leur compétitivité. »

Je comprends certes la position des organisations professionnelles de l’Artisanat et des PME qui ont accepté de signer cet accord, considérant les difficultés accrues de recrutement de la main d’œuvre qualifiée que leurs entreprises n’auraient pas manqué de connaître dans le cas contraire.

Pour autant, je suis persuadé que, dans le contexte économique actuel, ces coûts ne vont pas être sans incidence sur la trésorerie de celles-ci et je forme le vœu qu’in-fine ils ne se traduisent pas par plus de difficultés sociales pour notre pays que celles que ce projet de loi veut combattre. »

 

2)      « En second lieu, cet accord interprofessionnel, intégré a fortiori dans une loi, pose un problème de coexistence avec le régime local d’assurance maladie d’Alsace-Moselle.

Bien entendu, comme à chaque fois, les partenaires sociaux n’ont pas pris en compte la spécificité de l’Alsace-Moselle dans leur accord.

Il convient désormais d’y remédier, dans ce projet de loi, pour éviter que les salariés d’Alsace-Moselle ne soient désavantagés par rapport à leurs collègues des autres régions, qui bénéficieront d’un pack santé meilleur que ce que prévoit à l’heure actuelle le régime local d’assurance-maladie.

En effet, alors que jusqu’ici le régime local d’assurance maladie offrait de meilleures prestations à ses ressortissants, salariés et ayants droits, qu’à ceux du régime général,  l’ANI de Janvier 2013 aboutit à l’inverse.

En ma qualité de Président de la Commission d’Harmonisation du droit local d’Alsace-Moselle, j’ai déposé un amendement permettant de remédier à cet oubli, que le Sénat a adopté.

In fine, il est prévu que le Gouvernement remette au Parlement, avant le 1er septembre 2013, un rapport sur l’articulation du régime local d’assurance maladie complémentaire obligatoire des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle et la généralisation de la complémentaire santé, afin d’étudier l’hypothèse d’une éventuelle évolution du régime local d’assurance maladie et ses conséquences.

André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin

Mariage homosexuel : « Vous vous trompez sur les motivations, vous nous trompez sur les conséquences. »

 

REICHARDT André - Tribune Sénat21Le Sénat a examiné et adopté cette semaine le projet de loi relatif au mariage homosexuel.

Je suis intervenu à plusieurs reprises durant les débats, explicitant mon opposition au texte.

« Mesdames les ministres, vous vous trompez en recherchant l’égalité à tout crin, mais aussi en sous-estimant les conséquences de ce projet de loi. L’argument du mariage pour tous ceux qui le désirent ne tient pas. Le mariage est une institution qui articule l’union d’un homme et d’une femme avec le souhait de construire une famille. C’est un acte fondamental dans la construction de la société, qui puise son essence dans l’altérité. Un couple de personnes de sexe différent est par nature différent d’un couple de personnes de même sexe ; il n’y a pas d’inégalité à traiter différemment des réalités différentes. »

Je me suis en revanche déclaré favorable à une union civile : amélioration du PACS qui donnerait les mêmes droits patrimoniaux aux couples homosexuels qu’aux couples hétérosexuels (retraite, succession, droits sociaux, pension de réversion, etc.), mais ne créerait pas de filiation.

Avec mes collègues du groupe UMP, nous avons maintes fois demandé au Gouvernement des éclaircissements sur la Gestation Pour Autrui (GPA) et la Procréation Médicalement Assistée (PMA).

« Vous vous trompez sur les motivations, vous nous trompez sur les conséquences. Vous permettez l’adoption mais déclarez que la Procréation Médicalement Assistée (PMA) n’est pas dans le texte. Mais les enfants adoptables sont peu nombreux. La seule solution qui restera aux couples homosexuels voulant un enfant, c’est la Procréation Médicalement Assistée (PMA) ou la Gestation Pour Autrui (GPA). Il suffira d’un recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) pour que celle-ci nous contraigne à ouvrir la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux femmes homosexuelles qui voudront un enfant sans père. Ses arrêts s’imposent aux pays du Conseil de l’Europe sous peine de sanctions financières. Cette logique vaudra aussi pour la Gestation Pour Autrui (GPA) au profit des couples d’hommes, au nom de l’égalité et de la non-discrimination.

Ouvrir le mariage aux personnes de même sexe, c’est de facto ouvrir la voie à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et à la Gestation Pour Autrui (GPA). C’est au mieux une erreur, au pire une tromperie ».

André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin

Entreprises individuelles sans salarié exclues du CICE : André REICHARDT interpelle le Gouvernement

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J’interroge le Ministre de l’Economie sur une catégorie d’entreprises privées de recourir au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

« Le très récent crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) a été présenté comme une des mesures économiques majeures du gouvernement. Il a pour objet le financement de l’amélioration de la compétitivité des entreprises, à travers notamment des efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, etc.

Toute entreprise peut bénéficier de ce dispositif, dès lors qu’elle a 1 ou plusieurs salariés.

Or, il y a là un problème auquel il faut remédier : les entreprises individuelles n’ayant aucun salarié se retrouvent injustement exclues du nouveau dispositif.

Le secteur de l’artisanat, en particulier, s’en trouve fortement pénalisé. Nombreux sont les artisans indépendants travaillant seuls, ils ne bénéficieront donc pas du CICE. Ils ont préféré l’indépendance, l’engagement, le risque, et contribuent au moins autant que les autres acteurs économiques à la production de richesses. Leur mise à l’écart est à mon sens une erreur qu’il faut corriger très vite.

Selon les chiffres de l’INSEE, il existe environ 584 000 entreprises individuelles artisanales  et plus de la moitié n’ont aucun salarié.

Or toutes ces entreprises qui n’auront pas accès au dispositif rencontrent elles aussi d’énormes difficultés de trésorerie…

Monsieur le Ministre, nous devons soutenir ce secteur de l’Artisanat, qui est fondamental pour le tissu économique de notre pays ».

Je demande donc au Ministre de l’Economie s’il va étendre à ces entreprises, qui sont aussi des acteurs économiques importants, le bénéfice du CICE ou de tout autre dispositif. Et quelles mesures il compte prendre pour compenser cette inégalité de traitement. 

André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin

Hausse du chômage en Alsace : j’interpelle le gouvernement

Pôle Emploi

J’interroge le Ministre du Travail sur les chiffres alarmants du chômage. Ceux-ci, au niveau national au mois de Février dernier, étaient à nouveau mauvais : +18400 chômeurs, soit une augmentation de 0.6%.

« Nous arrivons aujourd’hui à une augmentation de 10.8% sur un an, soit un taux de 10.6% de chômage en France. En Alsace la situation n’est pas meilleure, loin s’en faut !

Notre région compte aujourd’hui 89.500 chômeurs, soit près du double du chiffre de la fin des années 90. En un an, la hausse du chômage y a été de 12%.

Les seniors et les jeunes sont les catégories les plus touchées. Les plus de 50 ans ont vu leur taux de chômage grimper de 1% le mois dernier, de 15,5% en un an. Du coup, le nombre de bénéficiaires du RSA s’accroît. Aujourd’hui en Alsace, près d’un chômeur sur cinq touche le revenu de solidarité active.

La situation ne semble pas prête à s’améliorer puisque les offres collectées par Pôle Emploi dans la région ont encore une fois chuté sur les trois derniers mois.

Le Haut-Rhin, notamment, est particulièrement touché, car frappé de plein fouet par la désindustrialisation, avec une nouvelle vague de suppression de postes et de restructurations dans la région colmarienne. L’emploi industriel y est particulièrement à la peine, surtout dans les grosses structures.

Mais les Très Petites Entreprises (TPE), en Alsace comme au niveau national, ne sont pas très bien loties non plus : leur croissance a été quasi-nulle en 2012 (+0.2%) et près de la moitié ont enregistré une baisse de leurs ventes. Seules 7% d’entre elles prévoient de recruter cette année.

La principale difficulté recensée, et ce n’est naturellement pas un scoop, concerne la compétitivité insuffisante de nos entreprises.

Le gouvernement a pris diverses mesures qui avaient pour but de permettre à celles-ci de retrouver la compétitivité souhaitée. Force est de constater que celles-ci ne permettent pas de renverser la tendance. »

Je demande donc au Ministre du Travail quelles autres mesures il compte mettre en œuvre, et le plus rapidement possible, pour endiguer ce fléau que constitue le chômage.

André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin

Mariage homosexuel / Conseil Unique d’Alsace : André Reichardt défend l’intérêt du Référendum

Alsace unie OUI

Préalablement à la discussion des articles du projet de loi sur le mariage homosexuel, le groupe UMP a déposé une motion référendaire demandant au Président de la République la mise en œuvre d’un référendum auprès de la population sur ce sujet. André REICHARDT, Sénateur UMP du Bas-Rhin, défend cette motion dont il est cosignataire, et établit un parallèle avec le référendum alsacien :

« – En qualité d’Alsacien, je voudrais faire référence au référendum qui appellera les électeurs d’Alsace aux urnes dimanche prochain, le 7 avril, pour se prononcer sur l’opportunité d’une fusion entre le Conseil Régional et les Conseils généraux des deux départements du Rhin.

Certes, on est loin, avec ce thème, du mariage homosexuel et de la filiation subséquente. Pourtant, en qualité d’acteur engagé actuellement dans une campagne référendaire, et cela n’est pas fréquent en France, je voudrais témoigner de la soif qu’ont les concitoyens de débattre des sujets qui les préoccupent. Je parcours l’Alsace, dans le sillage du président du Conseil Régional Philippe RICHERT qui porte ce dossier, et je peux affirmer que le référendum est une opportunité extraordinaire de débattre, d’échanger, de compléter nos informations respectives et de nous accorder sur les éléments du dossier avec nos concitoyens. Le dossier de la fusion des collectivités alsaciennes est complexe, et nous voyons bien l’intérêt de parler le même langage avant de décider. S’agissant d’un dossier autrement plus complexe, le mariage homosexuel, complété aujourd’hui par l’adoption mais demain par la PMA et la GPA, il y aurait le même intérêt à nous accorder tous sur les termes du dossier avant de nous prononcer. 53 % des Français sont favorables au mariage homosexuel, mais 56 % sont défavorables à l’adoption. Demain, qu’on le veuille ou non, surgiront la GPA et la PMA. Accordons-nous préalablement sur le fond du dossier.

Enfin, peu importe l’interprétation que l’on donne du mot « politique sociale » de l’article 11 de la Constitution, qui prévoit les seuls cas dans lesquels un référendum est possible. L’intérêt du référendum est en effet évident pour apaiser le débat et rassembler les Français, et non les diviser, comme déclare le vouloir le président de la République. Nous avons en outre avec le référendum une occasion magnifique de rapprocher les Français des hommes et femmes politiques, au moment même où, du fait des récents évènements, ils s’interrogent ».

Après de longues discussions, la motion référendaire a finalement été rejetée par le Sénat. Suivra donc l’examen des articles du projet de loi. Les débats reprendront dès lundi et dureront toute la semaine prochaine.

Prestations familiales : quasi-unanimité du Sénat

Allocations familiales

Le Sénat a massivement adopté (330 voix contre 16), mercredi 27 mars, une proposition de loi que j’ai cosignée, avec d’autres collègues du Groupe UMP

Ce texte a pour objet de permettre aux conseils généraux de percevoir le montant des allocations familiales et de l’allocation de rentrée scolaire, dès lors qu’ils assurent l’entretien effectif d’un enfant confié au service d’aide sociale à l’enfance par décision du juge.

En effet dans 90% des cas, les familles continuent actuellement de toucher les allocations familiales et 100% perçoivent les allocations de rentrée scolaire. Cette proposition de loi corrige cette situation anormale et fait en sorte que les prestations sociales bénéficient aux départements, puisqu’ils assurent en lieu et place des parents défaillants l’ensemble des responsabilités et des frais liés à l’exercice de la parentalité.

« Je vote avec enthousiasme cette proposition de loi pour trois raisons. D’abord, parce que je l’ai cosignée et qu’elle procède du bon sens. Ensuite, parce que le dispositif prévu est très équilibré, notamment car il donne une place importante au juge, et également parce que le retrait des allocations familiales et de l’allocation de rentrée scolaire ne sera pas simultané avec la décision de placement de l’enfant. Enfin, parce que je ne comprends pas lopposition gouvernementale qu’elle suscite : Madame la Ministre chargée de la Famille a indiqué que cette proposition de loi allait ajouter de la précarité à des familles déjà fragiles. Cette affirmation accrédite l’idée selon laquelle les allocations familiales et l’allocation de rentrée scolaire seraient versées pour des seules raisons économiques, sans lien avec les charges de l’éducation d’un enfant. Cela, je ne peux pas l’accepter. »

La proposition de loi doit maintenant être examinée par l’Assemblée Nationale. Je reste confiant quant à l’avenir de ce texte.

André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin

Projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires

Economie

Le Sénat a examiné cette semaine un projet de loi ayant pour objet principal de séparer les activités bancaires de détail, des activités spéculatives.

Le texte renforce, par ailleurs, la régulation bancaire, crée des obligations de transparence partielle sur les activités bancaires dans tous les pays, renforce le pouvoir de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) pour intervenir en cas de crise bancaire et entend protéger le consommateur, notamment en plafonnant certains frais bancaires.

Je me suis opposé à une séparation stricte des activités bancaires de détail et des activités spéculatives telle qu’elle apparaissait dans un certain nombre d’amendements au texte, et a expliqué son raisonnement.

Selon moi, « Si la proposition d’une séparation stricte entre les activités de banque de détail et les activités spéculatives peut sembler séduisante, les excès du marché et de la spéculation s’étant avérés réels dans le passé, il ne faut pas non plus jeter l’opprobre sur toute activité de spéculation.

La part de la spéculation dans l’origine des revenus des banques demeure en fait faible : pour les grandes banques françaises qui ont le plus d’activités de marché, cela correspond à 20% tout au plus.

L’essentiel des revenus provient toujours de la banque de détail et notamment des prêts. Or ceux-ci, malheureusement, se réduisent, notamment du fait de la conjoncture économique et à cause des ratios de liquidités imposées aux établissements bancaires.

Les activités de marché deviennent donc d’autant plus stratégiques, pour financer l’économie.

La séparation stricte poserait aussi le problème de la rentabilité des banques de dépôt qui, en abandonnant les activités à risque fortement rémunératrices, seraient rémunérées uniquement par la différence entre taux prêteur et taux emprunteur.

Il y aurait également un risque subséquent d’augmentation du prix des services bancaires.

En outre, n’oublions pas que les marchés ne sont plus ce qu’ils étaient dans les années 1930, au moment du Glass-Steagall Act : nous sommes aujourd’hui dans des marchés mondiaux sur lesquels des masses importantes d’épargne financent les dettes des pays.

C’est pourquoi la solution proposée, de filialiser les activités de spéculation pour compte propre, apparaît comme une solution plus équilibrée.
André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin