Mariage homosexuel / Conseil Unique d’Alsace : André Reichardt défend l’intérêt du Référendum

Alsace unie OUI

Préalablement à la discussion des articles du projet de loi sur le mariage homosexuel, le groupe UMP a déposé une motion référendaire demandant au Président de la République la mise en œuvre d’un référendum auprès de la population sur ce sujet. André REICHARDT, Sénateur UMP du Bas-Rhin, défend cette motion dont il est cosignataire, et établit un parallèle avec le référendum alsacien :

« – En qualité d’Alsacien, je voudrais faire référence au référendum qui appellera les électeurs d’Alsace aux urnes dimanche prochain, le 7 avril, pour se prononcer sur l’opportunité d’une fusion entre le Conseil Régional et les Conseils généraux des deux départements du Rhin.

Certes, on est loin, avec ce thème, du mariage homosexuel et de la filiation subséquente. Pourtant, en qualité d’acteur engagé actuellement dans une campagne référendaire, et cela n’est pas fréquent en France, je voudrais témoigner de la soif qu’ont les concitoyens de débattre des sujets qui les préoccupent. Je parcours l’Alsace, dans le sillage du président du Conseil Régional Philippe RICHERT qui porte ce dossier, et je peux affirmer que le référendum est une opportunité extraordinaire de débattre, d’échanger, de compléter nos informations respectives et de nous accorder sur les éléments du dossier avec nos concitoyens. Le dossier de la fusion des collectivités alsaciennes est complexe, et nous voyons bien l’intérêt de parler le même langage avant de décider. S’agissant d’un dossier autrement plus complexe, le mariage homosexuel, complété aujourd’hui par l’adoption mais demain par la PMA et la GPA, il y aurait le même intérêt à nous accorder tous sur les termes du dossier avant de nous prononcer. 53 % des Français sont favorables au mariage homosexuel, mais 56 % sont défavorables à l’adoption. Demain, qu’on le veuille ou non, surgiront la GPA et la PMA. Accordons-nous préalablement sur le fond du dossier.

Enfin, peu importe l’interprétation que l’on donne du mot « politique sociale » de l’article 11 de la Constitution, qui prévoit les seuls cas dans lesquels un référendum est possible. L’intérêt du référendum est en effet évident pour apaiser le débat et rassembler les Français, et non les diviser, comme déclare le vouloir le président de la République. Nous avons en outre avec le référendum une occasion magnifique de rapprocher les Français des hommes et femmes politiques, au moment même où, du fait des récents évènements, ils s’interrogent ».

Après de longues discussions, la motion référendaire a finalement été rejetée par le Sénat. Suivra donc l’examen des articles du projet de loi. Les débats reprendront dès lundi et dureront toute la semaine prochaine.

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