Bilinguisme : un atout à développer pour l’Alsace

Notre culture rhénane commune nous invite à connaître la langue de notre voisin allemand, à l’heure où pour nos entreprises et pour nos concitoyens à la recherche d’un emploi, avoir suivi un cursus bilingue est un véritable atout. Il est à mon sens indispensable de maintenir et conforter un cursus d’enseignement bilingue paritaire de la langue régionale qui fait aujourd’hui consensus en Alsace.

Mon attention a donc été attirée par les menaces qui pèsent sur cet enseignement linguistique en Alsace, au travers du projet de Madame la Rectrice qui vise l’expérimentation dans le premier degré d’un nouveau dispositif  bilingue plus restrictif,  avec seulement  un tiers d’enseignement  en allemand et deux tiers en français.

Ce dispositif expérimental ne va pas dans l’intérêt des alsaciens, c’est pourquoi j’ai fait part de ma profonde opposition à tout projet visant à mettre fin aux spécificités et à la richesse des classes bilingues alsaciennes.

Si, comme pour tout autre dispositif, une évaluation régulière est nécessaire, il n’en demeure pas moins que la remise en cause du caractère paritaire de l’enseignement du français et de l’allemand est inacceptable.

            Proposition de loi relative à l’installation de panneaux d’entrée et de sortie d’agglomération en langue régionale :

Compte tenu du grand attachement des Alsaciens à leur langue régionale, mais aussi, comme j’ai pu le constater dans ce débat, des Occitans, des Bretons, des Corses et de tous les autres, et compte tenu du fait qu’il s’agit de la première transcription légale de la disposition constitutionnelle reconnaissant les langues régionales comme un élément du patrimoine de la France, je suis intervenu pour l’adoption par le Sénat le 16 février dernier, d’une proposition de loi prévoyant que les panneaux apposés sur la voie publique indiquant en langue française le nom d’une agglomération puissent être complétés d’une inscription de ce nom en langue régionale.

Cette loi a pour objectif d’une part d’éviter tout contentieux juridique sur ce sujet, et, d’autre part, de favoriser l’ouverture culturelle aux langues des différentes régions de France

 

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