Commémoration du centenaire de l’armistice de 1918 : peu de considération accordée « A nos morts »

En novembre 1968, pour le cinquantième anniversaire célébrant l’armistice de 1918, Strasbourg s’était mobilisé avec les services de l’Etat pour « fêter » avec panache le retour de l’Alsace et de la Moselle dans la mère patrie : défilés militaires, retraites aux flambeaux, offices religieux, animations musicales, banquets se sont succédés pendant deux journées.

50 ans après, nous avons célébré le centenaire de la fin de la première guerre mondiale et le contraste est criant : aucune manifestation d’envergure n’a été organisée ni par la Région, ni par la Ville.

Pour son itinérance mémorielle, le passage de notre Président de la République en Alsace n’a duré que le temps d’un concert à la Cathédrale. Un concert pour la paix certes, mais aucune mention de tous ces jeunes alsaciens et mosellans partis trop tôt sous le feu des baïonnettes !

Prisonniers en 1870 d’une défaite qu’ils n’ont pas voulue, les alsaciens et les mosellans morts au combat, certes sous l’uniforme allemand pendant la première guerre mondiale, n’ont-ils pas droit à ce que leur mémoire soit honorée à hauteur du sacrifice de leur vie ?

J’ai souhaité réagir et dire à quel point j’ai été offusqué du peu de considération accordée « A nos morts » – comme l’indiquent les monuments de nos villages – lors des récentes commémorations.

André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin

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